samedi 5 septembre 2009

Retour à la normale, fin d'une histoire différente













Ce matin, nous avons trié et balancé nos kilos de papier sur l'adoption. Retour à la normale, à une grossesse précieuse mais normale.
Obligés de tourner la page, vite, vite, la grossesse a débuté et cela pousse !
On a écrit à Jeannette notre traductrice, pour régler nos dernières factures.

Et surtout on a écrit à Médecin du Monde, suite à leur courrier de confirmation de leur projet d'adoption pour nous en Bulgarie, que nous renoncions à notre projet d'adoption.


C'est la fin de ce blog, de ce besoin de témoigner de nos difficultés, de la nécessité de se plaindre, de crier notre sentiment d'injustice.

Qu'en restera-t-il ? Un souvenir de souffrance au passé... d'une belle bataille... de complexité administrative... d'attente et d'incertitude... La découverte d'un monde, celui des adoptants...

Au-revoir !

Et tout d'un coup tout s'arrête...





Et voilà, je suis enceinte. Je ne raconterais pas tous les micro évènements qui accompagne les débuts de grossesse. Les rendez-vous médicaux, attentes, angoisses, piqures, repos forcé, coups de téléphone, prises de rendez-vous... Cela continue...

Mais alors qu'est-ce qu'on en a rien à faire tout d'un coup...

Cela fait 2 mois et demi. Avant-hier, on a fait l'écho du 1er trimestre, grosse grosse, énorme émotion. Encore 7 mois à attendre avant de la ou le serrer dans mes bras ! Une liste d'attente anecdotique au final !

Complément (partie 10)

Bogotà,

Asunto : Aprobacion solicitud de adopcion No. 10400293

Atentamente les comunico que segùn los anàlisis practicados a la documentacion aportada por ustedes, su solicitud de adopcion ha sido aprobada el 17 de julio de 2009 para un nino/a de 0 a 2 anos (0 a 35 meses).


Et voilà : le sésame, le codigo est arrivé ! On est sur la liste d'attente, et un jour, sûr de sûr, on nous appellera...

Faut dire qu'on avait bien fait les choses. Voici ce qu'avait écrit notre traductrice à propos de notre Cahier d'acceuil :

Je pense que votre cahier est tellement joli que je vais vous envoyer la traduction, ainsi vous pourrez aussi l’imprimer en France pour avoir les photos et les textes en espagnol. C’est un maginifique travail et cela vous va directement au coeur!

A très bientôt, Jeannette


Pendant ce temps, d'autres aventures nous attendent...

lundi 29 juin 2009

Petites marques

Tiens j'ai trouvé cela en surfant sur le net, à la recherche de tout autre chose...

Apostilles :


Petites marques pour rafraichir la mémoire des choses qu'on a vues.

Les apostilles tirent leur nom du latin post illa, "après ces choses" et se mettent alors surtout dans la marge de gauche, qu'il s'agisse de la modification apportée à un acte juridique ou de la remarque que l'on ajoute aujourd'hui en bas de page.

Des petites choses de rien du tout...

mardi 16 juin 2009

Complément (partie 9)

Lundi, entre deux conseils de classe, scooter et métro, queue parmi les touristes pour la Sainte Chapelle, les convoqués à des audiences un peu angoissés, passage de portiques de sécurité, cours du palais de justice, salle des pas perdus, attente, guichet, personne suivante, tampons, tampons, questions, tampons, apostille n° 4187, vous comprenez le Procureur général et le procureur de la République, ce n'est pas la même chose...

Puis métro, Sully-Morland, boulevard Henri IV, AFA, grand escalier d'honneur, appartement feutré, agent d'accueil, formulaire de dépôts de dossier, au-revoir et merci.

Le dossier presque complet est déposé. Il manque encore le rapport de Fanny C-H.

Coup de téléphone dans l'après-midi à Jean-Thomas pour dire qu'au lieu de l'envoyer, on attend le dernier rapport, mieux vaut tout envoyer en même temps.
Tiens, c'est vrai que l'AFA appelle plutôt Jean-Thomas : ils appellent les hommes de préférence ? Je pense que c'est une façon d'impliquer les 2 dans le couples, car c'est la femme qui fait plutôt les démarches administratives.

Complément (partie 8)

Rendez-vous samedi matin avec Fanny C-H. Tiens, dans le même immeuble de Beaugrenelle où j'avais subi un examen médical très humiliant. Jean-Thomas avait même écrit une lettre de protestation... Mauvais souvenir.

Entretien normal, questions mille fois posée, sentiment certain de redite. Mais on aborde à la marge des points qu'on n'avait pas vraiment abordé, on approfondit... On pourra dire que si on adopte en Colombie, on aura été mille fois plus préparé que si on adopte au Mali ou en Bulgarie...

Fanny est une professionnelle, peut-être la plus intelligente sur la question qu'on ait rencontré. Elle cerne très bien les ressorts psychologiques dans nos propos, c'est fin. Et elle s'est révélée une alliée dans ce rapport pour l'ICBF, c'est agréable. Elle a écrit pleins de bouquins, j'avais peur de la pro imbue d'elle-même (j'ai pas le temps, je suis débordée...) ce qui avait transpercé lors de la prise de rendez-vous au téléphone. Mais lors de l'entretien, elle est vraiment disponible : une vraie pro !

Bon. Une étape supplémentaire. 150 euros.

vendredi 12 juin 2009

Simple routine ou comment devenir des postulants professionnels

Réunion comme celles auxquelles nous sommes désormais habitués. On déroule un peu notre numéro de séduction. Cela se passe bien. Notre projet éducatif ? Facile... Notre deuil de l'enfant biologique ? Easy...

La dame un peu âgée me fait rire, même si je me méfie toujours de ces dames bénévoles, qui campent depuis des années dans une association qu'elles considèrent un peu comme la leur, qui savent tout et qui sont moralement irréprochables, puisqu'elles sont bénévoles... Mais cette fois-ci rien à redire. La jeune est plutôt en retrait.

Rencontre en fin de réunion avec la responsable de l'Europe de l'Est. Quelques précisions pratiques : engagement financier (autour de 10 ou 15 000 euros !), procédures, démarches avec le ministère de la justice bulgare, temps d'attente...

On sort, étonnés que cela ait été si facile. On devient des postulants professionnels.

On s'engouffre dans le métro. Direction la mairie du XIVème pour la légalisation des documents (cf complément (partie 7)) puis direction le lycée à toute vitesse pour le conseil de classe des 1èreES3.

Espoir à Marcadet-Poissonniers

On savait depuis longtemps qu'on avait un rendez-vous à Médecin du Monde prévu pour le jeudi 11 juin à 14h. Ils nous avaient acceptés, au vue de notre demande de candidature, en commission. Malheureusement ils nous avaient attribué la Colombie...

Zut ! Dans la mesure où on a déjà déposé un dossier en Colombie auprès de l'ICBF via l'AFA, on ne peut pas en déposer un 2ème, même via une OAA telle que MDM.

On y allait donc un peu battu (cf l'expérience de la FAF qui exigeait l'exclusivité).
Rendez-vous à Marcadet-Poissonnier pour se rendre dans les bureaux de MDM. Petit café en terrasse. Grosse fatigue due à une insomnie due à une bonne gastro ou équivalent. Soleil. Envie de ne plus bouger.

Et là, c'est le miracle. On rencontre la dame dans le hall, et puis une autre dans la salle de réunion, toutes deux psychologues bénévoles. "Bon, alors, on a regardé votre dossier ce matin en commission, en fait la Colombie se ferme, il faut désormais attendre 8 ans (mauvaise nouvelle !), on pense donc vous proposer pour un autre pays, la Bulgarie (génial, pourquoi pas, j'adore les Bulgares) mais comme on commence, on ne peut pas vous demander l'exclusivité...".

Et hop, le problème disparait comme par enchantement. Une porte que l'on croyait depuis longtemps fermée, se réouvre. On ne réalise pas encore que la porte colombienne se referme. On reçoit enfin une bonne nouvelle, et on n'écoute que celle-là.

Complément (partie 7)

Euh... mais il faut apostiller ! Et légaliser les signatures. On oublie rapidement les choses qui fachent. Les jours défilent, j'ai appeler l'AFA pour prévenir que nous étions un peu en retard et que le déali de 90 jours risquaient d'arriver.. Heureusement ils m'ont rassuré au téléphone.

Jeudi soir, nocturne à la mairie : on a légalisé l'écomapa et nos histoires personnelles que l'on joindra au dossier car l'assistance sociale n'a pas voulu les intégrer dans son rapport social actualisé.

Il ne reste plus que l'apostille. Lundi midi j'irai, entre deux conseils de classe, faire l'apostille : direction Palais de Justice en scooter, queu à l'entrée, portique bipbip, puis attente dans la salle des pas perdus, combien de personne avant moi ? Ca ferme à 15h, on croise les doigts... J'en angoisse d'avance ! Puis j'irai déposer le dossier de complément pour l'ICBF à l'AFA.

Complément (partie 6)

Jean-Thomas s'est lancé dans un cahier d'accueil de l'enfant ! Super bonne idée. Il lui écrit, en lui parlant pour bien lui expliquer la vie à Paris, à Yport, en France, chez nous... On met des photos. C'est tout mignon !

Un peu de douceur dans un monde de brut.

TEC plic ploc plouf

Vie au ralentie, pas bouger, tout doux, pas touche, tranquille...
Mardi matin, 2 juin, prise de sang. j'ai perdu l'ordonnancede l'hôpital, j'appelle, répondeur de la sage-femme, message pour qu'elle faxe au labo une nouvelle ordonnance, je repars sur mon scooter, ...
De toutes les façons, c'est négatif. Tristesse profonde. Deuil. Nouvelle blessure intérieure. Que dire ? Rage éteinte, abattement dépressif.
Bon le lendemain je pars avec 50 élèves à Bruxelles, même pas le temps d'être triste, d'envoyer paitre le monde. J'arrête mes ovules d'utrogestan, je saigne dès le jeudi, fatigue immense au milieu d'un voyage scolaire... Ma soeur est à l'hôpital, opérée d'urgence pour une GEU. Ablation de la trompe. C'est la joie. Appel de la sage-femme dans le métro de Bruxelles avec les élèves : "alors c'est quel jour vos règles ? Est-ce que vous pouvez venir le 23 juin au matin ? Parce qu'il faudrait que vous continuez les patch Vivelldot 300..." "Oui, d'accord, attendez deux minutes, Géraldin, recule, Sonia reste là, on monte tous dans le train, on descend à la station Schumann... Oui allo, vous disiez ?"

Qu'est-ce que je fous à Bruxelles ?

dimanche 31 mai 2009

Jaune, bleu, rouge

Jaune poussins, débutants dans le parcours, novice des rapports, mousse dans la longue traversée administrative, aspirant à pas grand chose, à un simple numéro codigo

Bleu comme l'horizon de l'attente, bleu à la queue leu leu, liste qui s'égraine de mois en mois, d'âge en fratrie, bleu espérance et atermoiement

Rouge respect, le maître et sage, rouge cérémonie et considération, entouré d'enfants et de postulants pleins d'interrogation, distillant conseils et apaisement.

Le pique-nique

Et voilà ! On y a est allé ! Le pique-nique annuel de l'APAEC.

On n'avait pas envie d'y aller ! Qu'est-ce que cela nous gonflait ! Surtout que c'était les 5 ans de mariage de Guillaume et Femke hier soir et qu'on ne s'est pas couché spécialement tôt !

Ce qui devait arriver, arriva. On a pris le RER pour aller dans une école privée le Bon Sauveur au fin fond d'une banlieue de l'Ouest parisien. On s'est fait coché sur la liste à l'accueil : "ah, vous êtes les premiers de la liste !" ; et oui, Acquaviva, ça commence par un A ! On a acheté deux trois babioles sur un stand d'artisanat pour sponsoriser une association créée par ma femme, là-bas. On est allé écouter la fin de la conférence : "quand elle est arrivée, elle ne parlait pas, à part papa, agua, aqui, on était un peu inquiet..." ; les éternels témoignages. Puis on est allé prendre l'apéro, une Pinacolada infecte ; on s'est mis à danser sur nos pieds, à regarder à droite à gauche. On vise un jaune. On l'aborde...

Et c'est parti. On a papoté toute la journée. Et bien, cela fait drôlement du bien. On ne les connait pas mais ils connaissent très bien le parcours de l'adoption en Colombie. Donc pleins d'implicite. Pas besoin de faire de la pédagogie comme on doit le faire avec nos proches. On exprime des sentiments un peu plus fins, des réactions vis-à-vis de micro-situation, qu'on n'aurait pas pu raconter autour de nous. On trouve des échos dans ce qu'on nous raconte.

Coup de soleil. Sandwichs dans l'herbe. Café.
Retour en RER avec Arnaud et Adelaïde qui attendent très bientôt une fratrie de 2 enfants de 0 à 3 ans. J'étais impatiente pour eux.

Lettre ASE

Hier on a envoyé la lettre pour l'ASE annuelle pour confirmer que nous donnons toujours la priorité au projet d'adopter un pupille de l'Etat.

Notre assistante sociale nous a rappelé effectivement vendredi l'obligation d'écrire une fois par an pour confirmer, sous peine d'être rayer des listes. Elle nous a demandé aussi de prendre rendez-vous en décembre pour discuter de nouveau de ce projet de pupille et l'affiner. A bon entendeur, salut ?

TEC toc toc, mini trèfle ?

Tous les signes sont là : les seins, la fatigue, les douleurs du bas ventre, la nausée... Et pourtant le test de jeudi est négatif, je suis allée chercher les résultats avec Thai Hoa. Mais je l'ai fait trop tôt, je n'ai pas pu attendre.

Impossible de se raisonner. Cette fois-ci, cela va marcher. On ne veut pas attribuer ces signes aux hormones que je bouffe tous les jours : patch de ostradiol, ovule vaginal matin et soir de progestérone. Donc on va refaire une prise de sang de Béta HCG.

Samedi, je sors trop tard, un peu avant midi. Plus aucun labo ne me prend ou ne me promet les résultats pour la journée. Grrrr. Et puis dimanche c'est fermé. Lundi c'est férié. C'est parti donc pour mardi. On aura les résultats mardi 16h.

Le transfert de mini trèfle a eu lieu le lundi 18 mai dans lees sous-sols du bâtiment Pinard. On est le dimanche 31 juillet et je poirotte. Je suis un peu de mauvais poil.

vendredi 29 mai 2009

Le complément (partie 5)

Le compte à rebours est lancé.

L'ICBF nous a écrit le 28 mars. On a 90 jours pour répondre.

Le complément (partie 5)

Le compte à rebours est lancé.

L'ICBF nous a écrit le 28 mars. On a 90 jours pour répondre. On est le 29 mai.

TEC tic tac

Et c'est reparti pour l'hôpital !

Tahiti

Tahiti ? 2 mois ?
En discutant avec notre assistante sociale sur les soutiens que l'on a rencontré dans notre famille, on raconte tous les contacts éloignés ou anciens et autres informations parcellaires que les gens nous donnent. Emerge Tahiti telle une pile au milieu d'un océan d'info.
Discussion autour de cette île, de loi française et traditionnelle où l'adoption est ancrée dans les traditions.
Aller là-bas ? Le paradis !
Penser à aller regarder sur coeuradoption. org/wiki

Complément (4ème partie)

Il nous reste à obtenir un complément de rapport social après de l'assistante sociale.
Prise de rendez-vous sans souci avec notre assistante sociale (que j'ai hâte de revoir).

Chez nous on rédige chacun notre histoire personnelle. Au moins 2 pages chacun ! Je dessine avec Word un ecomapa qui représente le réseau social et familial de notre couple.

On a rendez-vous à 9 heures 30 du matin. Mais on se lève à 6h30 car on n'a pas eu le temps de se relire et compléter nos histoires personnelles. Après les quelques corrections, on les envoie par email à notre assistante sociale.

Douche, café, on saute dans nos chaussures, métro, café au comptoir et on arrive à l'espace Paris Adoption. Une enveloppe avec notre rapport psychologique de Ollier nous attend à l'accueil, certifiée conforme par l'ASE, nous attend à l'accueil.

On monte et retrouve notre assistante sociale qui nous attendait. Elle avait bien reçu nos documents. Mais tout de suite elle ne savait pas quoi en faire. Peut-elle les accepter, les utilser ? N'est-ce pas la porte ouverte à ce que les postulants rédigent eux-même leur rapport ? Quel est alors son rôle ? De pure enregistreuse ? Elle ne nous dit pas tout cela mais c'est bien ce qui l'inquiète. En tous les cas, elle nous dit devoir en discuter avec son chef.

Une autre chose la tracasse. L'ICBF demande de plus en plus de rapports approfondi.s Elle ne comprend pas vraiment quel est l'intérêt d'étoffer et délayer les informations qui sont déjà contenues dans le rapport. Surtout elle s'inquiète pour l'avenir vis-à-vis de ces futures demandes qui vont multiplier leur travail, sachant qu'ils sont déjà débordés. L'ICBF serre la vis car ils veulent décourager les demandes ; mais par ailleurs notre assistante sociale se demande jusqu'où leurs exigences iront.

On finit par commencer le travail. Nous-même avons peu de choses à rajouter par rapport à tout le travail que nous avons fourni. On est assez à sec et on se creuse les méninges. On finft par noter plusieurs idées.

En sortant on est un peu déçu de ne pas avoir eu plus d'idées, plus de choses à dire. Mais finalement je crois qu'on a fait le tour des points demandés par l'ICBF. On croise les doigts pour qu'elle accepte de travailler à partir des histoires personnelles que nous avions rédigées et de notre ecomapa.



jeudi 28 mai 2009

Le complément (partie 3)

Coup de téléphone de Françoise. Aveyron.

Elle nous avait répondu à notre demande de contact de psychologue pour notre complément. Contact sur Bordeaux. L'ASE 75 ne valide que des psychologues exerçant sur le 75. Je n'avais pas répondu.

Elle m'appelle et me laisse un message.
J'hésite à rappeler, un peu coupable de ne pas avoir répondu car cela ne nous interessait pas.

Finalement je rappelle en ayant l'intention de m'esquiver rapidement.

On finit par papoter. Très sympa. Elle et son mari avaient reçu pas mal d'aides dans une situation analogue d'un couple qui est devenu par la suite des amis. Elle voulait de son côté rendre la pareil et aider. Notamment aider un couple dont le rapport psycho-social était jugé insuffisant par l'ICBF. Pleins de bons conseils, de bon sens. Il faut un rapport vivant, concret, des phrases simples, entrer dans les détails, leur faire comprendre qui nous sommes, ce que nous faisons, ce que nous aimons... Qui ira le chercher le mercredi ? Comment s'appelle son école ? Comment on pourra l'accueillir concrètement ?

Un grand sentiment de reconnaissance. Les inconnus bienfaiteurs.

Le complément (partie 2)

Rendez-vous avec Ollier. On reprend les points jugés trop légers par l'ICBF. Ollier se comporte comme une débutante ou une gamine, comme si c'était à nous de savoir. Fuite devant ses responsabilités. Elle rédige des phrases entières en même temps qu'on parle, nous demandant de nous arrêter sans cesse. Discussion très chaotique. Impossible d'aller en profondeur. Elle finit par rédiger des propos à notre place.

On apprend que ces notes seront données telles quelles à la secrétaire. D'où le style décousu et inintéressant de son 1er rapport !

Le 2ème rapport n'a pas plus d'intérêt.

Lors d'une soirée au théâtre avec les Pette, on discute modèle éducatif.
Puis Jean-Thomas et moi passons une soirée à compléter et reformuler le rapport de la secrétaire d'Ollier. On lui demande de réécrire la conclusion (à tomber par terre de bêtise).

La secrétaire nous renvoie le dossier avec une conclusion visiblement écrite sur un coin de table (la preuve : lorsqu'on lui demandera de nous envoyer un 2ème exemplaire de son rapport, elle nous dira que ce n'est pas possible puisqu'elle n'a pas enregisté la conclusion).

On l'envoie à l'ASE pour certifier conforme.

Le complément (partie 1)

Chercher un psychologue un peu moins neuneu qu'Ollier. Appeler l'APAEC Paris. Obtenir le nom de la star, surnommée Gargouilli. Appeler Gargouilli. Découvrir avec stupeur ses conditions (1 seule rencontre, 600 euros). Rappeler l'APAEC Paris, qui affirme qu'une seule rencontre c'est trop juste au vue de son expérience personnelle. En discuter avec JT. Hésiter. Rappeler Gargouilli pour négocier le nombre de rencontre. Se prendre une douche froide d'une nénette vexée. Ecrire un email sur la liste de l'APAEC dénonçant Gargouilli et demandant d'autres noms. Se faire remonter les bretelles par l'APAEC Paris qui ne veut pas qu'on mette des noms de psychologues sur le forum. L'nevoyer chier avec stratégie (la retourner). Appeler le seul psychologue de Paris proposé dans les réponses des internautes. Prendre un rendez-vous le 12 juin (trop tard en réalité). 150 euros. Appeler Ollier. Rendez-vous dans une semaine et 180 euros.

Rencontre avec Tam-Tam

Lors de l'AG de l'EFA, les responsables de l'EFA avaient fait un appel à bonne volonté pour le journal Tam-Tam de l'EFA 75 qui n'avait plus de maquettiste. Je m'étais proposée par email.

Après un rendez-vous manqué je retrouve Corrine chez elle, rédactrice en chef. C'est con, mais en deux mots, sans avoir l'air, elle m'a rassuré. Son gamin, Mathias, adopté en France comme pupille de l'Etat, regardait la télévision. Un petit peu en retard, on finit par se mettre au travail. Puis elle me demande un peu où j'en suis. Je sortais d'un week-end où j'avais fait une crise de désespoir. Je lui dis qu'on est un peu perdu, qu'on n'y arrive pas, que rien n'avance sur le plan international. Elle me demande : "et pupille ?". Je lui dis que oui, nous sommes sur les listes, mais qu'il ne faut pas s'y fier, que la probabilité est infime, qu'il vaut mieux déposer aussi un dossier à l'international, multiplier les pistes... "Ah bon, pourquoi ?". Je la regarde. "Nous, on a juste fait une demande de pupille. On a attendu. Mathias est arrivé. Maintenant on a fait un 2ème agrément et on attend".

Cool ! Simple et facile. Pas de prise de tête.
OK, le message est entendu.

Tout le monde nous a dit : "le plus difficile, c'est l'attente". Et c'est ça, on y est. Je ne m'en rendais pas compte. Tout simplement car on n'avait pas bien spécifié que cette attente, c'était une attente dans l'incertitude. Et ça, je ne l'avais pas entendu !

Verre à moitié vide, à moitié plein

C'est la série : l'ICBF nous a envoyé un courrier de demande de complément de notre enquête sociale et psychologique. Notre dossier n'est pas accepté.

Je suis assez déprimée. J'ai le sentiment que notre verre est vide, avec à peine quelques traces d'humidité. Jean-Thomas le trouve à moitié plein.

Appel à l'AFA

J'appelle tranquillement l'AFA en avril pour avoir des nouvelles de notre dossier qui est parti début janvier au Mali.

La dame est déjà un peu désagréable, tentant d'abréger sans la discussion. Débordée ?

Elle m'explique qu'on n'aura aucune nouvelle du gouvernement malien qui ne communique ni la réception du dossier, ni son passage en commission. La prochaine a lieu en novembre.

Et puis "de toutes les façons, si vous n'avez aucun lien avec l'Afrique, ne vous faites pas d'illusion "!

Cela m'est arrivé comme un ballon dans la gueule. La Colombie, c'est à 5 ans d'attente ; le Mali, c'est pas pour nous. En fait, on a quoi, là, actuellement ?

En racccrochant, j'étais furieuse contre l'AFA : c'est eux qui nous ont conseillé le Mali lors d'un entretien individualisé. Puis plusieurs mois plus tards, ils nous disent que c'était pas cela. En gros, sentiment qu'on nous a orienté vers l'Afrique pour nous occuper, pour faire passer le temps, pour nous répondre quelque chose sans que ce soit complètement étudié.

La question de l'exclusivité des OAA

Question sur mes capacités à enfanter. Puis sur les démarches déjà entreprises. Puis non définitif.

Râté !

Réunion hyper décevante. On était tout stone de l'échec. On est allé dans un café, dans un quartier qu'on ne connaissait pas, on n'avait as grand chose à dire. Juste tout triste. Cela faisait 2 mois et demi qu'on attendait la réunion. Puis on est allé au Salon Intertice à la Défense.

Problème de l'exclusivité. A en débattre