C'est la meilleure chose qui me soit arrivée dans cette course aux papelards !
Depuis 10 jours je tentais en vain d'appeler le consulat à qui j'avais envoyé, déjà depuis 3 semaines, en recommandé 24 documents très importants avec un chèque de 120 euros !
1er jour des vacances : je me dis qu'il faut y aller, pour en avoir le coeur net, si le Consulat avait fermé, emporté dans la vague des fermetures d'usines et des faillites dues à la crise.
Me voilà donc partie sans presse vers le Consulat de l'autre côté de Paris.
J'arrive vers 12h30 dans un local innommable, j'avais le sentiment d'entrer dans un bar PMU. Pleins de petits papiers par terre, assez sale, un monde fou, quelques guichets, des gens aglutinés aux vitres, d'autres assis en train d'attendre, beaucoup de bruit, d'éclat de voix, de rire, d'interpellation, de scenttes...
J'avise un vigile qui m'explique que cela ferme dans une demi-heure, et que vu la foule, il vaudrait mieux revenir demain matin 9h. A ce moment, je vois des bureaux derrière les guichets vitrés et je me dis : "si j'arrive à passer de l'autre côté, je suis sauvée".
Alors j'explique et parlemente : "j'ai envoyé mon dossier depuis un mois, je n'ai pas de nouvelle, vous comprenez, je m'inquiète, il y avait un chèque de 120 euros...". "Ah ! Va dans l'autre pièce et demande Sidi". "Pardonnez-moi, je cherche M. Sidi" "C'est encore à côté". "M. Sidi ? Oui ? Alors voilà, mon dossier, blabla....". "Passez de l'autre côté" Gagné !
Je passe dans un bureau : table en métal, vieilles affiches touristiques du Mali, calendrier du Ramadan périmé, frigo vide et débranché, savate qui traine dans un coin de la pièce, sa soeur de l'autre côté sous un meuble à tiroir, casier métallique ; et un homme penché sur ses écritures avec des monceaux de dossier dans son bureau. Les piles commencent à s'accumuler au pied du bureau.
Sidi, jeune à capuche, s'approche et cherche dans les dossiers ma demande de sur-légalisation. Il m'explique : "celui qui s'en charge est parti en vacances le 15 décembre (cela faisait déjà 3 semaines qu'ils avaient reçu mon dossier)
mardi 23 décembre 2008
lundi 22 décembre 2008
Dossier Colombie et Mali déposés
Voilà, les 2 dossiers ont été déposés à l'AFA. Juste pour Noël.
Le dossier pour la Colombie (25 pièces avec les photos) a été déposé le mercredi 17 décembre 2008, après un faux départ (le lundi j'étais passée avec le dossier complet mais le projet de mise en relation n'avait pas été encore signé ; nous l'avons reçu le mardi matin et je suis donc repassée mercredi à l'AFA pour le déposer avec le dossier de nouveau).
Le dossier pour le Mali (30 pièces avec l'album photo) a été déposé à l'instant, le lundi 22 décembre 2008.
Bon, sur ces 55 pièces, il y en a bien une qui ne conviendra pas. Les pièges sont multiples : absence d'un tampon, copie certifié conforme alors qu'il fallait l'original, pièce périmée puisque certaines ne sont valables que 3 ou 6 mois, signature non légalisée correctement.... ou tout simplement il manque encore un papier !!!
Enfin, au fond de moi, je pense que tout est correct. Nous avons déjà eu un retour du dossier de Mali, il a donc pu être révisé une première fois déjà. En revanche, le dossier de Colombie est envoyé à l'AFA pour la 1ère fois ; mais on est dessus depuis tellement longtemps que je pense que nous ne nous sommes pas trompés. Enfin, l'administration est si pointilleuse !
Le dossier pour la Colombie (25 pièces avec les photos) a été déposé le mercredi 17 décembre 2008, après un faux départ (le lundi j'étais passée avec le dossier complet mais le projet de mise en relation n'avait pas été encore signé ; nous l'avons reçu le mardi matin et je suis donc repassée mercredi à l'AFA pour le déposer avec le dossier de nouveau).
Le dossier pour le Mali (30 pièces avec l'album photo) a été déposé à l'instant, le lundi 22 décembre 2008.
Bon, sur ces 55 pièces, il y en a bien une qui ne conviendra pas. Les pièges sont multiples : absence d'un tampon, copie certifié conforme alors qu'il fallait l'original, pièce périmée puisque certaines ne sont valables que 3 ou 6 mois, signature non légalisée correctement.... ou tout simplement il manque encore un papier !!!
Enfin, au fond de moi, je pense que tout est correct. Nous avons déjà eu un retour du dossier de Mali, il a donc pu être révisé une première fois déjà. En revanche, le dossier de Colombie est envoyé à l'AFA pour la 1ère fois ; mais on est dessus depuis tellement longtemps que je pense que nous ne nous sommes pas trompés. Enfin, l'administration est si pointilleuse !
Vive le scooter Scarabeo !
Heureusement que j'avais Scarabeo, mon fidèle destrier ! En un coup de roue, je pouvais faire les ultimes démarches administratives qui nous manquaient pour les dossiers de la Colombie et du Mali.
Quatre fois à l'apostille de 13h15 à 15h au Palais de Justice, une dizaine de fois à la Mairie, quatre fois au Minsitère des Affaires étrangères, trois fois au Tribunal d'instance, 3 fois à l'AFA boulevard Henri IV, une fois au Consulat du Mali.
Chaque fois, de l'attente, un tampon, une signature ; parfois 2 euros, parfois 5 euros, parfois rien du tout.
Parfois des sourires, des petits mots qui sortent de la relation administrative ; parfois rien du tout, efficace, emballé c'est pesé ; parfois des micro agressions, pour asseoir une autorité quasi nulle.
Je suis devenue experte en horaire d'ouverture, en rituel d'attente, avec ou sans ticket, assise ou debout, dans une salle d'attente ou dans les courants d'air de la Salle des pas perdus.
Je connais les adresses, les chemins pour y aller, la durée moyenne d'attente, les numéros de téléphone. A la Mairie même, on connaissait mon nom. J'ai appris à me mettre dans la bonne queue au palais de Justice, avec les touristes pour la Sainte Chapelle et les convoqués aux audiences parce que témoins ou inculpés. Je connais toutes les musiques d'attente au téléphone, chacune étonnante.
Cela m'a couté de longs trajets dans Paris, une amende pour stationnement illégal, du forfait téléphonique, des timbres, des enveloppes...
Cela a duré des vacances de la Toussaint à aujourd'hui, 1er jour des vacances de Noël !
Quatre fois à l'apostille de 13h15 à 15h au Palais de Justice, une dizaine de fois à la Mairie, quatre fois au Minsitère des Affaires étrangères, trois fois au Tribunal d'instance, 3 fois à l'AFA boulevard Henri IV, une fois au Consulat du Mali.
Chaque fois, de l'attente, un tampon, une signature ; parfois 2 euros, parfois 5 euros, parfois rien du tout.
Parfois des sourires, des petits mots qui sortent de la relation administrative ; parfois rien du tout, efficace, emballé c'est pesé ; parfois des micro agressions, pour asseoir une autorité quasi nulle.
Je suis devenue experte en horaire d'ouverture, en rituel d'attente, avec ou sans ticket, assise ou debout, dans une salle d'attente ou dans les courants d'air de la Salle des pas perdus.
Je connais les adresses, les chemins pour y aller, la durée moyenne d'attente, les numéros de téléphone. A la Mairie même, on connaissait mon nom. J'ai appris à me mettre dans la bonne queue au palais de Justice, avec les touristes pour la Sainte Chapelle et les convoqués aux audiences parce que témoins ou inculpés. Je connais toutes les musiques d'attente au téléphone, chacune étonnante.
Cela m'a couté de longs trajets dans Paris, une amende pour stationnement illégal, du forfait téléphonique, des timbres, des enveloppes...
Cela a duré des vacances de la Toussaint à aujourd'hui, 1er jour des vacances de Noël !
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