lundi 9 février 2009

Ne pas mettre ses oeufs dans le même panier !

Or nous avons quelques oeufs dans un congélateur !

J'ai repris rendez-vous aujourd'hui 9 février avec Aubriot pour le 30 mars pour une FIV. 2 mois d'attente. Au moins 2h d'attente le jour J je présume en salle d'attente. C'est reparti pour l'errance médicale inhumaine.

Au fait, quand je dis que j'ai repris rendez-vous avec Aubriot aujourd'hui lundi, cela veut dire que :
- j'ai appelé 6 fois mercredi dernier ; je suis tombé sur 3 personnes qui m'ont dit que ce n'était pas le bon poste, "mais qui vous a dit que c'était ce poste ? Rappelez à un autre numéro, le ...". les 3 autres ont été de longues attentes avec le jingle de l'hôpital
- j'ai appelé 3 fois jeudi
- j'ai appelé 3 fois aujourd'hui. Ouf !


J'ai trouvé aussi une nouvelle gynéco, qui me represcrit une série d'analyse. Gloups ! Demain je refais un test de Huhner, que j'avais déjà fait en 2005 !





Et on dit que le temps est linéaire, je dirais qu'il est plutôt cyclique, cela doit être mes gènes maya !

Rencontre avec les parents de Marie

La femme du frère du mari de ma soeur, Marie pour faire court, est une jeune femme toute rondelette, d'humeur joyeuse, jeune mère d'une petite fille adorable, psychologue en ressources humaines. Et adoptée au début de sa vie.

A nos moments perdus et à nos heures égarées, j'avais envie de la contacter. Je sentais qu'on avait besoin, avec Jean-Thomas, de se confier un peu à une personne extérieure, qui serait assez fine et sensible pour nous écouter et éventuellement nous guider.

On convient alors de passer chez eux jeudi 29 janvier prendre l'apéro et de manger un morceau. Marie propose alors de convier ses parents qui ont connu le même parcours semé d'embûche que nous.

Soirée très agréable, rencontre avec un couple très chaleureux, très simple et pleins de bon sens. Marie et ses parents se sont posés de vraies questions et ont trouvé des réponses très satisfaisantes et tout à fait sensées. Enfin une discussion avec des personnes qui comprennent vraiment ce que représente l'adoption (et non les élucubrations de ma marraine), qui en ont une intelligence de l'expérience et de la réflexion et qui l'expriment avec toute la précision d'un langage riche et distingué !

Et puis une autre grande avancée : ils nous expliquent que pour eux aussi, même à leur époque, il a été très difficile d'adopter. Les 2 ou 3 anecdotes qu'ils nous racontent nous éclairent sur l'étendue des obstacles qu'ils ont dû contourner. Et moi qui avait une vision utopique et nostalgique de l'adoption il y a 20 ou 30 ans !

Leur conseil final : rester ouvert à tout projet, faire le siège des OAA.

Les résultats de la course

Sur 5 envois :
- un refus par email
- un refus par lettre
- 2 réponses avec un questionnaire à renvoyer pour soumettre notre candidature à une obscure commission interne : la FAF et Médecin du Monde.

C'est con, mais on est hyper content.

Oui, oui, vous comptez bien, il manque encore une réponse !

Petits papiers entre conjoints

Mardi 27 janvier, nous voici par terre, avec des dizaines de feuille entre les mains, agrafeuse, clic, clic, enveloppe, timbre, et pochettes béantes. On recherche sur Internet, on appelle, on note les renseignements. La photocopieuse ronronne, l'imprimante crache des lettres de motivation, on se relit, on se corrige, on fait des hypothèses, on se la joue fin stratège.

L'objectif de cette grande bataille rangée est de constituer des dossiers bétons pour les 5 OAA qui nous avaient déjà refusées en août. Notre nouvel atout : un agrément plus ouvert, désormais à 3 ans.

A la fin, 5 belles enveloppes, toutes identiques sont posées sur le rebord du buffet. 5 enveloppes à lesquelles se rattachent désormais nos derniers espoirs.

Le front salvadorien

Après plusieurs emails laborieusement écrits en espagnol et l'envoi par fichier joint de toutes les pièces nécessaires au dossier d'adoption, l'avocat nous répond que nous ne pouvons pas adopté au Salvador dans la mesure où nous ne sommes pas mariés depuis 5 ans et que le Pacs n'est pas reconnu par la loi salvadorienne comme équivalent au mariage (on s'en doutait).
A sus ordenes para cualquier consulta y saludos desde El Salvador, signe-t-elle.
Une porte de fermée. On va essayer de la laisser entre-ouverte en sollicitant d'avancer dans le processus, pendant les 2 ans qu'il nous sépare des sacrées 5 années de nuptialité !

Errance


Après ces deux petits succès, nous naviguons à vue de nouveau.



Voici une photo de Raymond Depardon, tiré de son livre Errance publié au Seuil (j'ai honte, je n'ai pas les crédits photo mais j'aime tellement ce qu'il fait...)




Le samedi 10 janvier, dîner chez ma marraine, qui fait gaffe sur gaffe : "une adoption avec les enfants noirs, ça ne se passe jamais très bien"... Je sors de table en pleur ; elle tente de me rassurer : "mais en tous les cas, cela se passe mieux qu'avec les enfants d'Afrique du Nord !". Si elle savait qu'il est impossible au vue de la loi des pays musulmans d'adopter !

Et puis on se laisse aller, et le samedi 24 on se réveille en se disant qu'il faudrait peut-être de nouveau avancer. Et là c'est l'engueulade. Cela n'avance pas depuis 15 jours, voire même depuis les vacances de Noël, alors on accuse, l'un de ne rien faire avant d'avoir pris sa douche ou d'avoir eu sa pause café, l'autre de mal s'y prendre avec son petit scooter. Bref, on se comprend !

Et alors on tente de se repartager le travail. A Marianne de relancer les avocats du Salvador. A Jean-Thomas de relancer des OAA, notamment celles qu'on avait contactées en août avec un agrément restreint à 1 an et qui nous avaient refusés.

Mali et Colombie tous les deux sur les starting block


A un jour de décalage, nos dossiers pour le Mali et celui pour la Colombie ont été envoyés le 8 et 9 janvier 2009 , l'un au Ministère de la Promotion de la Femme, de l'Enfant et de la Famille du Mali, l'autre à l'Instituto Colombiano de Bienestar Familiar.



Aucun des deux n'est assuré d'être retenu par le pays. Que le meilleur gagne !!