samedi 5 septembre 2009

Retour à la normale, fin d'une histoire différente













Ce matin, nous avons trié et balancé nos kilos de papier sur l'adoption. Retour à la normale, à une grossesse précieuse mais normale.
Obligés de tourner la page, vite, vite, la grossesse a débuté et cela pousse !
On a écrit à Jeannette notre traductrice, pour régler nos dernières factures.

Et surtout on a écrit à Médecin du Monde, suite à leur courrier de confirmation de leur projet d'adoption pour nous en Bulgarie, que nous renoncions à notre projet d'adoption.


C'est la fin de ce blog, de ce besoin de témoigner de nos difficultés, de la nécessité de se plaindre, de crier notre sentiment d'injustice.

Qu'en restera-t-il ? Un souvenir de souffrance au passé... d'une belle bataille... de complexité administrative... d'attente et d'incertitude... La découverte d'un monde, celui des adoptants...

Au-revoir !

Et tout d'un coup tout s'arrête...





Et voilà, je suis enceinte. Je ne raconterais pas tous les micro évènements qui accompagne les débuts de grossesse. Les rendez-vous médicaux, attentes, angoisses, piqures, repos forcé, coups de téléphone, prises de rendez-vous... Cela continue...

Mais alors qu'est-ce qu'on en a rien à faire tout d'un coup...

Cela fait 2 mois et demi. Avant-hier, on a fait l'écho du 1er trimestre, grosse grosse, énorme émotion. Encore 7 mois à attendre avant de la ou le serrer dans mes bras ! Une liste d'attente anecdotique au final !

Complément (partie 10)

Bogotà,

Asunto : Aprobacion solicitud de adopcion No. 10400293

Atentamente les comunico que segùn los anàlisis practicados a la documentacion aportada por ustedes, su solicitud de adopcion ha sido aprobada el 17 de julio de 2009 para un nino/a de 0 a 2 anos (0 a 35 meses).


Et voilà : le sésame, le codigo est arrivé ! On est sur la liste d'attente, et un jour, sûr de sûr, on nous appellera...

Faut dire qu'on avait bien fait les choses. Voici ce qu'avait écrit notre traductrice à propos de notre Cahier d'acceuil :

Je pense que votre cahier est tellement joli que je vais vous envoyer la traduction, ainsi vous pourrez aussi l’imprimer en France pour avoir les photos et les textes en espagnol. C’est un maginifique travail et cela vous va directement au coeur!

A très bientôt, Jeannette


Pendant ce temps, d'autres aventures nous attendent...

lundi 29 juin 2009

Petites marques

Tiens j'ai trouvé cela en surfant sur le net, à la recherche de tout autre chose...

Apostilles :


Petites marques pour rafraichir la mémoire des choses qu'on a vues.

Les apostilles tirent leur nom du latin post illa, "après ces choses" et se mettent alors surtout dans la marge de gauche, qu'il s'agisse de la modification apportée à un acte juridique ou de la remarque que l'on ajoute aujourd'hui en bas de page.

Des petites choses de rien du tout...

mardi 16 juin 2009

Complément (partie 9)

Lundi, entre deux conseils de classe, scooter et métro, queue parmi les touristes pour la Sainte Chapelle, les convoqués à des audiences un peu angoissés, passage de portiques de sécurité, cours du palais de justice, salle des pas perdus, attente, guichet, personne suivante, tampons, tampons, questions, tampons, apostille n° 4187, vous comprenez le Procureur général et le procureur de la République, ce n'est pas la même chose...

Puis métro, Sully-Morland, boulevard Henri IV, AFA, grand escalier d'honneur, appartement feutré, agent d'accueil, formulaire de dépôts de dossier, au-revoir et merci.

Le dossier presque complet est déposé. Il manque encore le rapport de Fanny C-H.

Coup de téléphone dans l'après-midi à Jean-Thomas pour dire qu'au lieu de l'envoyer, on attend le dernier rapport, mieux vaut tout envoyer en même temps.
Tiens, c'est vrai que l'AFA appelle plutôt Jean-Thomas : ils appellent les hommes de préférence ? Je pense que c'est une façon d'impliquer les 2 dans le couples, car c'est la femme qui fait plutôt les démarches administratives.

Complément (partie 8)

Rendez-vous samedi matin avec Fanny C-H. Tiens, dans le même immeuble de Beaugrenelle où j'avais subi un examen médical très humiliant. Jean-Thomas avait même écrit une lettre de protestation... Mauvais souvenir.

Entretien normal, questions mille fois posée, sentiment certain de redite. Mais on aborde à la marge des points qu'on n'avait pas vraiment abordé, on approfondit... On pourra dire que si on adopte en Colombie, on aura été mille fois plus préparé que si on adopte au Mali ou en Bulgarie...

Fanny est une professionnelle, peut-être la plus intelligente sur la question qu'on ait rencontré. Elle cerne très bien les ressorts psychologiques dans nos propos, c'est fin. Et elle s'est révélée une alliée dans ce rapport pour l'ICBF, c'est agréable. Elle a écrit pleins de bouquins, j'avais peur de la pro imbue d'elle-même (j'ai pas le temps, je suis débordée...) ce qui avait transpercé lors de la prise de rendez-vous au téléphone. Mais lors de l'entretien, elle est vraiment disponible : une vraie pro !

Bon. Une étape supplémentaire. 150 euros.

vendredi 12 juin 2009

Simple routine ou comment devenir des postulants professionnels

Réunion comme celles auxquelles nous sommes désormais habitués. On déroule un peu notre numéro de séduction. Cela se passe bien. Notre projet éducatif ? Facile... Notre deuil de l'enfant biologique ? Easy...

La dame un peu âgée me fait rire, même si je me méfie toujours de ces dames bénévoles, qui campent depuis des années dans une association qu'elles considèrent un peu comme la leur, qui savent tout et qui sont moralement irréprochables, puisqu'elles sont bénévoles... Mais cette fois-ci rien à redire. La jeune est plutôt en retrait.

Rencontre en fin de réunion avec la responsable de l'Europe de l'Est. Quelques précisions pratiques : engagement financier (autour de 10 ou 15 000 euros !), procédures, démarches avec le ministère de la justice bulgare, temps d'attente...

On sort, étonnés que cela ait été si facile. On devient des postulants professionnels.

On s'engouffre dans le métro. Direction la mairie du XIVème pour la légalisation des documents (cf complément (partie 7)) puis direction le lycée à toute vitesse pour le conseil de classe des 1èreES3.

Espoir à Marcadet-Poissonniers

On savait depuis longtemps qu'on avait un rendez-vous à Médecin du Monde prévu pour le jeudi 11 juin à 14h. Ils nous avaient acceptés, au vue de notre demande de candidature, en commission. Malheureusement ils nous avaient attribué la Colombie...

Zut ! Dans la mesure où on a déjà déposé un dossier en Colombie auprès de l'ICBF via l'AFA, on ne peut pas en déposer un 2ème, même via une OAA telle que MDM.

On y allait donc un peu battu (cf l'expérience de la FAF qui exigeait l'exclusivité).
Rendez-vous à Marcadet-Poissonnier pour se rendre dans les bureaux de MDM. Petit café en terrasse. Grosse fatigue due à une insomnie due à une bonne gastro ou équivalent. Soleil. Envie de ne plus bouger.

Et là, c'est le miracle. On rencontre la dame dans le hall, et puis une autre dans la salle de réunion, toutes deux psychologues bénévoles. "Bon, alors, on a regardé votre dossier ce matin en commission, en fait la Colombie se ferme, il faut désormais attendre 8 ans (mauvaise nouvelle !), on pense donc vous proposer pour un autre pays, la Bulgarie (génial, pourquoi pas, j'adore les Bulgares) mais comme on commence, on ne peut pas vous demander l'exclusivité...".

Et hop, le problème disparait comme par enchantement. Une porte que l'on croyait depuis longtemps fermée, se réouvre. On ne réalise pas encore que la porte colombienne se referme. On reçoit enfin une bonne nouvelle, et on n'écoute que celle-là.

Complément (partie 7)

Euh... mais il faut apostiller ! Et légaliser les signatures. On oublie rapidement les choses qui fachent. Les jours défilent, j'ai appeler l'AFA pour prévenir que nous étions un peu en retard et que le déali de 90 jours risquaient d'arriver.. Heureusement ils m'ont rassuré au téléphone.

Jeudi soir, nocturne à la mairie : on a légalisé l'écomapa et nos histoires personnelles que l'on joindra au dossier car l'assistance sociale n'a pas voulu les intégrer dans son rapport social actualisé.

Il ne reste plus que l'apostille. Lundi midi j'irai, entre deux conseils de classe, faire l'apostille : direction Palais de Justice en scooter, queu à l'entrée, portique bipbip, puis attente dans la salle des pas perdus, combien de personne avant moi ? Ca ferme à 15h, on croise les doigts... J'en angoisse d'avance ! Puis j'irai déposer le dossier de complément pour l'ICBF à l'AFA.

Complément (partie 6)

Jean-Thomas s'est lancé dans un cahier d'accueil de l'enfant ! Super bonne idée. Il lui écrit, en lui parlant pour bien lui expliquer la vie à Paris, à Yport, en France, chez nous... On met des photos. C'est tout mignon !

Un peu de douceur dans un monde de brut.

TEC plic ploc plouf

Vie au ralentie, pas bouger, tout doux, pas touche, tranquille...
Mardi matin, 2 juin, prise de sang. j'ai perdu l'ordonnancede l'hôpital, j'appelle, répondeur de la sage-femme, message pour qu'elle faxe au labo une nouvelle ordonnance, je repars sur mon scooter, ...
De toutes les façons, c'est négatif. Tristesse profonde. Deuil. Nouvelle blessure intérieure. Que dire ? Rage éteinte, abattement dépressif.
Bon le lendemain je pars avec 50 élèves à Bruxelles, même pas le temps d'être triste, d'envoyer paitre le monde. J'arrête mes ovules d'utrogestan, je saigne dès le jeudi, fatigue immense au milieu d'un voyage scolaire... Ma soeur est à l'hôpital, opérée d'urgence pour une GEU. Ablation de la trompe. C'est la joie. Appel de la sage-femme dans le métro de Bruxelles avec les élèves : "alors c'est quel jour vos règles ? Est-ce que vous pouvez venir le 23 juin au matin ? Parce qu'il faudrait que vous continuez les patch Vivelldot 300..." "Oui, d'accord, attendez deux minutes, Géraldin, recule, Sonia reste là, on monte tous dans le train, on descend à la station Schumann... Oui allo, vous disiez ?"

Qu'est-ce que je fous à Bruxelles ?

dimanche 31 mai 2009

Jaune, bleu, rouge

Jaune poussins, débutants dans le parcours, novice des rapports, mousse dans la longue traversée administrative, aspirant à pas grand chose, à un simple numéro codigo

Bleu comme l'horizon de l'attente, bleu à la queue leu leu, liste qui s'égraine de mois en mois, d'âge en fratrie, bleu espérance et atermoiement

Rouge respect, le maître et sage, rouge cérémonie et considération, entouré d'enfants et de postulants pleins d'interrogation, distillant conseils et apaisement.

Le pique-nique

Et voilà ! On y a est allé ! Le pique-nique annuel de l'APAEC.

On n'avait pas envie d'y aller ! Qu'est-ce que cela nous gonflait ! Surtout que c'était les 5 ans de mariage de Guillaume et Femke hier soir et qu'on ne s'est pas couché spécialement tôt !

Ce qui devait arriver, arriva. On a pris le RER pour aller dans une école privée le Bon Sauveur au fin fond d'une banlieue de l'Ouest parisien. On s'est fait coché sur la liste à l'accueil : "ah, vous êtes les premiers de la liste !" ; et oui, Acquaviva, ça commence par un A ! On a acheté deux trois babioles sur un stand d'artisanat pour sponsoriser une association créée par ma femme, là-bas. On est allé écouter la fin de la conférence : "quand elle est arrivée, elle ne parlait pas, à part papa, agua, aqui, on était un peu inquiet..." ; les éternels témoignages. Puis on est allé prendre l'apéro, une Pinacolada infecte ; on s'est mis à danser sur nos pieds, à regarder à droite à gauche. On vise un jaune. On l'aborde...

Et c'est parti. On a papoté toute la journée. Et bien, cela fait drôlement du bien. On ne les connait pas mais ils connaissent très bien le parcours de l'adoption en Colombie. Donc pleins d'implicite. Pas besoin de faire de la pédagogie comme on doit le faire avec nos proches. On exprime des sentiments un peu plus fins, des réactions vis-à-vis de micro-situation, qu'on n'aurait pas pu raconter autour de nous. On trouve des échos dans ce qu'on nous raconte.

Coup de soleil. Sandwichs dans l'herbe. Café.
Retour en RER avec Arnaud et Adelaïde qui attendent très bientôt une fratrie de 2 enfants de 0 à 3 ans. J'étais impatiente pour eux.

Lettre ASE

Hier on a envoyé la lettre pour l'ASE annuelle pour confirmer que nous donnons toujours la priorité au projet d'adopter un pupille de l'Etat.

Notre assistante sociale nous a rappelé effectivement vendredi l'obligation d'écrire une fois par an pour confirmer, sous peine d'être rayer des listes. Elle nous a demandé aussi de prendre rendez-vous en décembre pour discuter de nouveau de ce projet de pupille et l'affiner. A bon entendeur, salut ?

TEC toc toc, mini trèfle ?

Tous les signes sont là : les seins, la fatigue, les douleurs du bas ventre, la nausée... Et pourtant le test de jeudi est négatif, je suis allée chercher les résultats avec Thai Hoa. Mais je l'ai fait trop tôt, je n'ai pas pu attendre.

Impossible de se raisonner. Cette fois-ci, cela va marcher. On ne veut pas attribuer ces signes aux hormones que je bouffe tous les jours : patch de ostradiol, ovule vaginal matin et soir de progestérone. Donc on va refaire une prise de sang de Béta HCG.

Samedi, je sors trop tard, un peu avant midi. Plus aucun labo ne me prend ou ne me promet les résultats pour la journée. Grrrr. Et puis dimanche c'est fermé. Lundi c'est férié. C'est parti donc pour mardi. On aura les résultats mardi 16h.

Le transfert de mini trèfle a eu lieu le lundi 18 mai dans lees sous-sols du bâtiment Pinard. On est le dimanche 31 juillet et je poirotte. Je suis un peu de mauvais poil.

vendredi 29 mai 2009

Le complément (partie 5)

Le compte à rebours est lancé.

L'ICBF nous a écrit le 28 mars. On a 90 jours pour répondre.

Le complément (partie 5)

Le compte à rebours est lancé.

L'ICBF nous a écrit le 28 mars. On a 90 jours pour répondre. On est le 29 mai.

TEC tic tac

Et c'est reparti pour l'hôpital !

Tahiti

Tahiti ? 2 mois ?
En discutant avec notre assistante sociale sur les soutiens que l'on a rencontré dans notre famille, on raconte tous les contacts éloignés ou anciens et autres informations parcellaires que les gens nous donnent. Emerge Tahiti telle une pile au milieu d'un océan d'info.
Discussion autour de cette île, de loi française et traditionnelle où l'adoption est ancrée dans les traditions.
Aller là-bas ? Le paradis !
Penser à aller regarder sur coeuradoption. org/wiki

Complément (4ème partie)

Il nous reste à obtenir un complément de rapport social après de l'assistante sociale.
Prise de rendez-vous sans souci avec notre assistante sociale (que j'ai hâte de revoir).

Chez nous on rédige chacun notre histoire personnelle. Au moins 2 pages chacun ! Je dessine avec Word un ecomapa qui représente le réseau social et familial de notre couple.

On a rendez-vous à 9 heures 30 du matin. Mais on se lève à 6h30 car on n'a pas eu le temps de se relire et compléter nos histoires personnelles. Après les quelques corrections, on les envoie par email à notre assistante sociale.

Douche, café, on saute dans nos chaussures, métro, café au comptoir et on arrive à l'espace Paris Adoption. Une enveloppe avec notre rapport psychologique de Ollier nous attend à l'accueil, certifiée conforme par l'ASE, nous attend à l'accueil.

On monte et retrouve notre assistante sociale qui nous attendait. Elle avait bien reçu nos documents. Mais tout de suite elle ne savait pas quoi en faire. Peut-elle les accepter, les utilser ? N'est-ce pas la porte ouverte à ce que les postulants rédigent eux-même leur rapport ? Quel est alors son rôle ? De pure enregistreuse ? Elle ne nous dit pas tout cela mais c'est bien ce qui l'inquiète. En tous les cas, elle nous dit devoir en discuter avec son chef.

Une autre chose la tracasse. L'ICBF demande de plus en plus de rapports approfondi.s Elle ne comprend pas vraiment quel est l'intérêt d'étoffer et délayer les informations qui sont déjà contenues dans le rapport. Surtout elle s'inquiète pour l'avenir vis-à-vis de ces futures demandes qui vont multiplier leur travail, sachant qu'ils sont déjà débordés. L'ICBF serre la vis car ils veulent décourager les demandes ; mais par ailleurs notre assistante sociale se demande jusqu'où leurs exigences iront.

On finit par commencer le travail. Nous-même avons peu de choses à rajouter par rapport à tout le travail que nous avons fourni. On est assez à sec et on se creuse les méninges. On finft par noter plusieurs idées.

En sortant on est un peu déçu de ne pas avoir eu plus d'idées, plus de choses à dire. Mais finalement je crois qu'on a fait le tour des points demandés par l'ICBF. On croise les doigts pour qu'elle accepte de travailler à partir des histoires personnelles que nous avions rédigées et de notre ecomapa.



jeudi 28 mai 2009

Le complément (partie 3)

Coup de téléphone de Françoise. Aveyron.

Elle nous avait répondu à notre demande de contact de psychologue pour notre complément. Contact sur Bordeaux. L'ASE 75 ne valide que des psychologues exerçant sur le 75. Je n'avais pas répondu.

Elle m'appelle et me laisse un message.
J'hésite à rappeler, un peu coupable de ne pas avoir répondu car cela ne nous interessait pas.

Finalement je rappelle en ayant l'intention de m'esquiver rapidement.

On finit par papoter. Très sympa. Elle et son mari avaient reçu pas mal d'aides dans une situation analogue d'un couple qui est devenu par la suite des amis. Elle voulait de son côté rendre la pareil et aider. Notamment aider un couple dont le rapport psycho-social était jugé insuffisant par l'ICBF. Pleins de bons conseils, de bon sens. Il faut un rapport vivant, concret, des phrases simples, entrer dans les détails, leur faire comprendre qui nous sommes, ce que nous faisons, ce que nous aimons... Qui ira le chercher le mercredi ? Comment s'appelle son école ? Comment on pourra l'accueillir concrètement ?

Un grand sentiment de reconnaissance. Les inconnus bienfaiteurs.

Le complément (partie 2)

Rendez-vous avec Ollier. On reprend les points jugés trop légers par l'ICBF. Ollier se comporte comme une débutante ou une gamine, comme si c'était à nous de savoir. Fuite devant ses responsabilités. Elle rédige des phrases entières en même temps qu'on parle, nous demandant de nous arrêter sans cesse. Discussion très chaotique. Impossible d'aller en profondeur. Elle finit par rédiger des propos à notre place.

On apprend que ces notes seront données telles quelles à la secrétaire. D'où le style décousu et inintéressant de son 1er rapport !

Le 2ème rapport n'a pas plus d'intérêt.

Lors d'une soirée au théâtre avec les Pette, on discute modèle éducatif.
Puis Jean-Thomas et moi passons une soirée à compléter et reformuler le rapport de la secrétaire d'Ollier. On lui demande de réécrire la conclusion (à tomber par terre de bêtise).

La secrétaire nous renvoie le dossier avec une conclusion visiblement écrite sur un coin de table (la preuve : lorsqu'on lui demandera de nous envoyer un 2ème exemplaire de son rapport, elle nous dira que ce n'est pas possible puisqu'elle n'a pas enregisté la conclusion).

On l'envoie à l'ASE pour certifier conforme.

Le complément (partie 1)

Chercher un psychologue un peu moins neuneu qu'Ollier. Appeler l'APAEC Paris. Obtenir le nom de la star, surnommée Gargouilli. Appeler Gargouilli. Découvrir avec stupeur ses conditions (1 seule rencontre, 600 euros). Rappeler l'APAEC Paris, qui affirme qu'une seule rencontre c'est trop juste au vue de son expérience personnelle. En discuter avec JT. Hésiter. Rappeler Gargouilli pour négocier le nombre de rencontre. Se prendre une douche froide d'une nénette vexée. Ecrire un email sur la liste de l'APAEC dénonçant Gargouilli et demandant d'autres noms. Se faire remonter les bretelles par l'APAEC Paris qui ne veut pas qu'on mette des noms de psychologues sur le forum. L'nevoyer chier avec stratégie (la retourner). Appeler le seul psychologue de Paris proposé dans les réponses des internautes. Prendre un rendez-vous le 12 juin (trop tard en réalité). 150 euros. Appeler Ollier. Rendez-vous dans une semaine et 180 euros.

Rencontre avec Tam-Tam

Lors de l'AG de l'EFA, les responsables de l'EFA avaient fait un appel à bonne volonté pour le journal Tam-Tam de l'EFA 75 qui n'avait plus de maquettiste. Je m'étais proposée par email.

Après un rendez-vous manqué je retrouve Corrine chez elle, rédactrice en chef. C'est con, mais en deux mots, sans avoir l'air, elle m'a rassuré. Son gamin, Mathias, adopté en France comme pupille de l'Etat, regardait la télévision. Un petit peu en retard, on finit par se mettre au travail. Puis elle me demande un peu où j'en suis. Je sortais d'un week-end où j'avais fait une crise de désespoir. Je lui dis qu'on est un peu perdu, qu'on n'y arrive pas, que rien n'avance sur le plan international. Elle me demande : "et pupille ?". Je lui dis que oui, nous sommes sur les listes, mais qu'il ne faut pas s'y fier, que la probabilité est infime, qu'il vaut mieux déposer aussi un dossier à l'international, multiplier les pistes... "Ah bon, pourquoi ?". Je la regarde. "Nous, on a juste fait une demande de pupille. On a attendu. Mathias est arrivé. Maintenant on a fait un 2ème agrément et on attend".

Cool ! Simple et facile. Pas de prise de tête.
OK, le message est entendu.

Tout le monde nous a dit : "le plus difficile, c'est l'attente". Et c'est ça, on y est. Je ne m'en rendais pas compte. Tout simplement car on n'avait pas bien spécifié que cette attente, c'était une attente dans l'incertitude. Et ça, je ne l'avais pas entendu !

Verre à moitié vide, à moitié plein

C'est la série : l'ICBF nous a envoyé un courrier de demande de complément de notre enquête sociale et psychologique. Notre dossier n'est pas accepté.

Je suis assez déprimée. J'ai le sentiment que notre verre est vide, avec à peine quelques traces d'humidité. Jean-Thomas le trouve à moitié plein.

Appel à l'AFA

J'appelle tranquillement l'AFA en avril pour avoir des nouvelles de notre dossier qui est parti début janvier au Mali.

La dame est déjà un peu désagréable, tentant d'abréger sans la discussion. Débordée ?

Elle m'explique qu'on n'aura aucune nouvelle du gouvernement malien qui ne communique ni la réception du dossier, ni son passage en commission. La prochaine a lieu en novembre.

Et puis "de toutes les façons, si vous n'avez aucun lien avec l'Afrique, ne vous faites pas d'illusion "!

Cela m'est arrivé comme un ballon dans la gueule. La Colombie, c'est à 5 ans d'attente ; le Mali, c'est pas pour nous. En fait, on a quoi, là, actuellement ?

En racccrochant, j'étais furieuse contre l'AFA : c'est eux qui nous ont conseillé le Mali lors d'un entretien individualisé. Puis plusieurs mois plus tards, ils nous disent que c'était pas cela. En gros, sentiment qu'on nous a orienté vers l'Afrique pour nous occuper, pour faire passer le temps, pour nous répondre quelque chose sans que ce soit complètement étudié.

La question de l'exclusivité des OAA

Question sur mes capacités à enfanter. Puis sur les démarches déjà entreprises. Puis non définitif.

Râté !

Réunion hyper décevante. On était tout stone de l'échec. On est allé dans un café, dans un quartier qu'on ne connaissait pas, on n'avait as grand chose à dire. Juste tout triste. Cela faisait 2 mois et demi qu'on attendait la réunion. Puis on est allé au Salon Intertice à la Défense.

Problème de l'exclusivité. A en débattre

mardi 31 mars 2009

Demain, ya examen et j'ai pas révisé !

Demain, rendez-vous avec la psychologue de la FAF. Un 1er avril... En espérant que cela ne tourne pas en mauvaise blague...
J'ai un peu peur...

jeudi 19 mars 2009

Quelques données

Données et chiffres présentés par Janice Peyré, présidente de l'EFA.

Adoption en 2007

- nationale 839

- internationale 3162 (3271 en 2008)

Le Top 12

- Haïti 731

- Ethiopie 484

- Russie 315

- Colombie 305

- Viet Nam 284

- Chine 144 (la moitié par rapport à 2006)

- Ukraine 112

- Mali 72

- Côte d’Ivoire 67

- Népal 55

- Thaïlande 48

- Brésil 39

Environ 60 pays

Répartition des acteurs :

- 37% en individuel (Haïti !)

- 20% AFA (qui gère actuellement 10 000 dossiers)

- 43% par des OAA

L’âge pour l’adoption nationale

- 75% de 0-2 ans

- 15% de 2-6 ans

Essentiellement des enfants nés sous X. Quelques abandons par l’article 350. Quelques enfants trouvés ou mineurs isolés (immigration)

L’âge pour l’adoption internationale

- 39% de 0-2 ans

- 38% de 2-5 ans

- 23% > 5 ans

Les agréments en 2007

- demande 11 669

- agrément délivré 8 474

- agrément en cours de validité 28 317

- retrait d’agrément 662

- refus d’agrément 892

A Paris il y a eu 98 révisions d’agrément pour une extension d’âge par exemple.

La réforme de 2009

La réforme de l’adoption de 2009 présentée par Janice Peyré, présidente de l’EFA.

Malgré une certaine inertie gouvernementale, il y aurait certaines avancée. Dès 2002 l’EFA demande au gouvernement un livre blanc sur l’adoption , notamment face à la complexité du paysage de l’adoption en France, incompréhensible tant par les adoptants qu’à l’étranger.

Jean-Marie Colombani est chargé de rédiger un rapport. Il recevra tout le monde et écoutera les propositions de chacun. Ce rapport est publié en mars 2008. Le 1er avril 2009 le projet de loi devrait être annoncé.

Le contenu de ce projet de loi :

- Institution de 2 réunions obligatoires avant la possibilité de déposer une demande d’agrément. Autrement dit, ceci ajoute une barrière supplémentaire pour les postulants.

- Réforme de l’article 350 (sur les possibilités de jugement d’abandon). Ceci permettrait une meilleur prise en charge des enfants délaissés en France.

- Réforme du SIAPE (Système d’information pour l’adoption des pupilles de l’Etat). Ceci favoriserait la circulation de l’information au sujet d’enfants à particularité difficilement adoptables, entre les départements, voire avec des pays tels que la Suisse, la Belgique…

- Renforcement de l’accompagnement des familles adoptantes. Notamment ceci passe par une généralisation des COCA dans toutes les régions. Actuellement il existe environ 15 COCA, dont les plus connues à Dijon et à Pau, dont une à Paris 12, une à Paris 14 et une à Versailles pour la Région parisienne.

- Création d’un poste d’Ambassadeur pour l’adoption internationale. Jean-Paul Monchau a déjà pris ses fonctions.

- Renforcement de l’Autorité centrale comme service à part en tière du MAE, conduite par l’Ambassadeur.

- Modernisation du dispositif de l’adoption internationale, notamment en définissant une stratégie d’action entre les différents acteurs. Ainsi l’Autorité centrale pourrait désigner à l’AFA ou aux OAA les pays dans lesquels elles doivent intervenir.

- Modernisation des flux d’argent, notamment lorsque l’AFA agit ; par exemple au VietNam actuellement, les parents doivent apporter une certaine somme en liquide.

- Institution d’une politique de coopération pour la protection de l’enfance abandonnée ou orpheline. Ainsi en 2009, le MAE consacrera 3 millions d’euros à la coopération (par exemple pour financer les Volontaires de l’adoption internationale ou accorder des subventions aux OAA).

Ceci permettrait à la France de rattraper son retard face aux pays qui conditionnent l’adoption à l’existence d’une telle politique.

- Création d’un réseau de Volontaires de l’adoption internationale et de la protection de l’enfance

o 1 formé en août 2008 au Cambodge

o 8 formés en janvier 2009 en cours de prise de fonction au Burkina Faso, Guatemala, Inde, Ethiopie, Madagascar, Mali, Viet Nam)

Ces volontaires sont gérés par l’Association des Volontaires du Progrès et rattachés à l’ambassade française dans le pays. Il sont financés à 50% par le MAE, 50% par le Mécénat pendant 2 ans. Il sont entre 24 et 30 ans et doivent déjà avoir une expérience de terrain.

Ils sont formés spécifiquement aux problématiques de l’adoption par le MAE ? l’EFA, le MASF et des OAA. Leur Mission : identification des besoins sur les 2 thèmes (adoption et protection de l’enfance) ; mise en place de micro projet ; accompagnement des adoptants.

La position de l’EFA face à cette réforme :

- pas mal

- mais peut mieux faire en ce qui concerne les enfants en attente en France et l’accompagnement après l’adoption.

mercredi 18 mars 2009

Le CSA

Nous aussi on a notre CSA. Le Conseil Supérieur de .... l'Adoption.

Sur le site de la MSAF, il est dit que :
Le Conseil Supérieur de l’Adoption est placé sous la tutelle du ministère des affaires sociales.Il émet des avis et formule toutes propositions relatives à l'adoption, y compris l'adoption internationale. Il est consulté sur les mesures législatives et réglementaires prises en ce domaine. Il soumet ces propositions au gouvernement sous forme d’un rapport annuel.

Le CSA se compose de 30 membres (décret 2002-473 du 8 avril 2002) :

1° Un sénateur désigné par le président du Sénat, un député désigné par le président de l'Assemblée nationale et deux présidents de conseils généraux désignés par l'Assemblée des départements de France.

2° Deux représentants du ministre de la justice, un représentant du ministre chargé de la famille, un représentant du ministre chargé de la santé, deux représentants du ministre des affaires étrangères dont un représentant de la mission de l'adoption internationale.

3° Trois magistrats désignés par le ministre de la justice, deux directeurs départementaux des affaires sanitaires et sociales désignés par le ministre chargé de la famille, deux représentants des services d'action sociale et de santé des départements désignés par le ministre chargé de la famille.

4° Deux représentants des associations de familles adoptives représentatives au niveau national (EFA et MASF pour l’instant), un représentant des associations de personnes adoptées représentatives au niveau national (Racines Coréennes), un représentant des associations de pupilles et anciens pupilles de l'Etat représentatives au niveau national, un représentant du service social d'aide aux émigrants, deux représentants des organismes autorisés ou habilités pour l'adoption. Ces représentants sont désignés par arrêté du ministre de la justice, du ministre chargé de la famille et du ministre des affaires étrangères.

5° Six personnalités qualifiées en raison de leurs titres ou des travaux par lesquels elles ont contribué à la connaissance de l'adoption, désignées par arrêté du ministre de la justice, du ministre chargé de la famille et du ministre des affaires étrangères. Les personnes désignées en vertu des 3°, 4° et 5° le sont pour trois ans. Leur mandat peut être renouvelé deux fois.

La présidence est assurée par Michèle Tabarot, députée UMP des Alpes Maritimes, qui avait déjà marqué son intérêt pour les questions liées à l’adoption, notamment en créant un groupe de réflexion parlementaire sur ce sujet. Mme Tabarot succède à Yves Nicolin qui a démissionné en 2006 après sa nomination à la présidence de l’Agence Française de l’Adoption. Le président est nommé pour 3 ans par décret.

Le CSA se réunit à la demande de son président, du garde des sceaux, du ministre de la justice, du ministre chargé de la famille, du ministre des affaires étrangères ou de la majorité de ses membres, et au moins une fois par semestre. En pratique il se réunit 5 à 6 fois par an.

Son secrétariat est assuré par la Direction Générale de l’Action Sociale

Quelques thèmes de réflexion et de travail traités au CSA :-L’adoption internationale : Suite à la réforme de l’autorité centrale pour l’adoption internationale, le Conseil supérieur de l’adoption a pris la mesure de ses compétences en matière d’adoption internationale en examinant de manière systématique les points d’actualité des pays d’origine des enfants. (ex : blocage du Népal, statistiques…)- Contribution à la mission Colombani.- Audition et échanges avec le Président et la Directrice de l’AFA-La kafala : A cette occasion, Paraenam (Masf) a été auditionnée par le CSA-Le Guide à l’intention des adoptants. Un groupe de travail auquel le Masf a participé à réactualiser le guide élaboré en 2001.-Présentation d’études diverses (INED, SSI, Dr de Monléon…).


http://www.masf.info/MASF-adoption/Le-Conseil-Superieur-de-lAdoption-CSA_232

Réunion EFA

Ce soir réunion de l'EFA de Paris près de chez nous. Nous nous sommes inscrits.

Mme Janice Peyré, présidente d'EFA, membre du Conseil supérieur de l'adoption, membre du Conseil national pour l'accès aux origines personnelles, va parler des réalités et perspectives actuelles de l'adoption en France. Un vaste panorama.

J'espère pouvoir prendre des notes et les retranscrire ici.

A tout à l'heure !

Logo

Voici le logo de la FAF :
Celui de l'EFA :Celui de Orchidée Adoption : Celui de Enfance Avenir :Celui de Vivre en famille :Celui de Rayon de Soleil de l'Enfant Etranger :

L'AFA n'a pas vraiment de logo. Mais elle a gagné le pompom : sur ses documents il y a des photos d'enfants tous plus mignons les uns que les autres ; sur son répondeur automatique, il y a des rires d'enfants adorables. Top pour les gens en mal d'enfants !

Le coeur s'emballe


En Colombie, notre dossier est étudié. Nous avons donc un codigo 104293 !
Affolant comme chiffre.

Le Mali ne donne aucune, strictement aucune nouvelle depuis le 10 janvier.

Et nous voilà avec une piste incertaine à MDM et une autre plus avancée à la FAF.
Le 1er avril donc nous avons rendez-vous avec une psychologue. Comme nous sommes très forts, nous allons réussir ce passage. Il faut partir positif. Du coup la FAF nous accepte et nous prend en charge. Début avril. Et là cela peut aller vite. Entre l'acceptation par une OAA et l'apparentement, disons un an ou un an et demi. C'est-à-dire que peut-être dès l'année prochaine... Et là je n'ai pas de mot. Silence face à l'énormité de la chose. Comment vais-je réagir lorsqu'on m'annoncera qu'un enfant nous attend. Est-ce par téléphone ? Par lettre ? Vais-je pouvoir répondre ? Aurais-je envie de répondre ?

Vais-je pleurer ? Rire ?

Mon coeur va-t-il tenir ?

la persévérance

C'est drôle comme on n'a pas véritablement besoin d'écrire lorsqu'une bonne nouvelle arrive ! Et pourtant on imagine qu'on devrait sortir le champagne, hurler dans la rue à qui nous entende, bourrer de coup les coussins du canapé...

Le 25 février la FAF nous a écrit cet email :

Madame, Monsieur,

> Dans le cadre de votre demande d'adoption auprès de la Famille Adoptive Française, la psychologue Madame Patricia CHALON, pourrait vous recevoir
> le Mercredi 1° avril 2009 à 10 h
> à notre bureau : 90, Rue de Paris - 92100 - Boulogne (Metro Boulogne Jean Jaurès)

> Merci de bien vouloir confirmer votre disponibilité pour cette rencontre ou téléphoner au secrétariat si cette date ne vous convient pas.

> Merci également de nous prévenir si vous renoncez à vos démarches avec la FAF, afin que nous puissions proposer ce rendez-vous à un autre couple.

> Très sincèrement
> Famille Adoptive Française
> 90, Rue de Paris
> 92100 - Boulogne

Nous venons de mettre un pied dans le milieu des OAA, si difficile d'accès. Le fait d'avoir étendu notre agrément de 1 à 3 ans a joué en effet comme un sésame. Médecin du Monde aussi nous a proposé d'aller plus loin en répondant un questionnaire, ce qui veut dire que nous passons en commission. Nous en saurons davantage dans un ou deux mois.

Bref, 3 pistes avec des OAA qui ne se sont pas achevées par une lettre de refus reçue 5 jours après les avoir contactées (ce qui nous était arrivé en août).

La persévérance...

lundi 9 février 2009

Ne pas mettre ses oeufs dans le même panier !

Or nous avons quelques oeufs dans un congélateur !

J'ai repris rendez-vous aujourd'hui 9 février avec Aubriot pour le 30 mars pour une FIV. 2 mois d'attente. Au moins 2h d'attente le jour J je présume en salle d'attente. C'est reparti pour l'errance médicale inhumaine.

Au fait, quand je dis que j'ai repris rendez-vous avec Aubriot aujourd'hui lundi, cela veut dire que :
- j'ai appelé 6 fois mercredi dernier ; je suis tombé sur 3 personnes qui m'ont dit que ce n'était pas le bon poste, "mais qui vous a dit que c'était ce poste ? Rappelez à un autre numéro, le ...". les 3 autres ont été de longues attentes avec le jingle de l'hôpital
- j'ai appelé 3 fois jeudi
- j'ai appelé 3 fois aujourd'hui. Ouf !


J'ai trouvé aussi une nouvelle gynéco, qui me represcrit une série d'analyse. Gloups ! Demain je refais un test de Huhner, que j'avais déjà fait en 2005 !





Et on dit que le temps est linéaire, je dirais qu'il est plutôt cyclique, cela doit être mes gènes maya !

Rencontre avec les parents de Marie

La femme du frère du mari de ma soeur, Marie pour faire court, est une jeune femme toute rondelette, d'humeur joyeuse, jeune mère d'une petite fille adorable, psychologue en ressources humaines. Et adoptée au début de sa vie.

A nos moments perdus et à nos heures égarées, j'avais envie de la contacter. Je sentais qu'on avait besoin, avec Jean-Thomas, de se confier un peu à une personne extérieure, qui serait assez fine et sensible pour nous écouter et éventuellement nous guider.

On convient alors de passer chez eux jeudi 29 janvier prendre l'apéro et de manger un morceau. Marie propose alors de convier ses parents qui ont connu le même parcours semé d'embûche que nous.

Soirée très agréable, rencontre avec un couple très chaleureux, très simple et pleins de bon sens. Marie et ses parents se sont posés de vraies questions et ont trouvé des réponses très satisfaisantes et tout à fait sensées. Enfin une discussion avec des personnes qui comprennent vraiment ce que représente l'adoption (et non les élucubrations de ma marraine), qui en ont une intelligence de l'expérience et de la réflexion et qui l'expriment avec toute la précision d'un langage riche et distingué !

Et puis une autre grande avancée : ils nous expliquent que pour eux aussi, même à leur époque, il a été très difficile d'adopter. Les 2 ou 3 anecdotes qu'ils nous racontent nous éclairent sur l'étendue des obstacles qu'ils ont dû contourner. Et moi qui avait une vision utopique et nostalgique de l'adoption il y a 20 ou 30 ans !

Leur conseil final : rester ouvert à tout projet, faire le siège des OAA.

Les résultats de la course

Sur 5 envois :
- un refus par email
- un refus par lettre
- 2 réponses avec un questionnaire à renvoyer pour soumettre notre candidature à une obscure commission interne : la FAF et Médecin du Monde.

C'est con, mais on est hyper content.

Oui, oui, vous comptez bien, il manque encore une réponse !

Petits papiers entre conjoints

Mardi 27 janvier, nous voici par terre, avec des dizaines de feuille entre les mains, agrafeuse, clic, clic, enveloppe, timbre, et pochettes béantes. On recherche sur Internet, on appelle, on note les renseignements. La photocopieuse ronronne, l'imprimante crache des lettres de motivation, on se relit, on se corrige, on fait des hypothèses, on se la joue fin stratège.

L'objectif de cette grande bataille rangée est de constituer des dossiers bétons pour les 5 OAA qui nous avaient déjà refusées en août. Notre nouvel atout : un agrément plus ouvert, désormais à 3 ans.

A la fin, 5 belles enveloppes, toutes identiques sont posées sur le rebord du buffet. 5 enveloppes à lesquelles se rattachent désormais nos derniers espoirs.

Le front salvadorien

Après plusieurs emails laborieusement écrits en espagnol et l'envoi par fichier joint de toutes les pièces nécessaires au dossier d'adoption, l'avocat nous répond que nous ne pouvons pas adopté au Salvador dans la mesure où nous ne sommes pas mariés depuis 5 ans et que le Pacs n'est pas reconnu par la loi salvadorienne comme équivalent au mariage (on s'en doutait).
A sus ordenes para cualquier consulta y saludos desde El Salvador, signe-t-elle.
Une porte de fermée. On va essayer de la laisser entre-ouverte en sollicitant d'avancer dans le processus, pendant les 2 ans qu'il nous sépare des sacrées 5 années de nuptialité !

Errance


Après ces deux petits succès, nous naviguons à vue de nouveau.



Voici une photo de Raymond Depardon, tiré de son livre Errance publié au Seuil (j'ai honte, je n'ai pas les crédits photo mais j'aime tellement ce qu'il fait...)




Le samedi 10 janvier, dîner chez ma marraine, qui fait gaffe sur gaffe : "une adoption avec les enfants noirs, ça ne se passe jamais très bien"... Je sors de table en pleur ; elle tente de me rassurer : "mais en tous les cas, cela se passe mieux qu'avec les enfants d'Afrique du Nord !". Si elle savait qu'il est impossible au vue de la loi des pays musulmans d'adopter !

Et puis on se laisse aller, et le samedi 24 on se réveille en se disant qu'il faudrait peut-être de nouveau avancer. Et là c'est l'engueulade. Cela n'avance pas depuis 15 jours, voire même depuis les vacances de Noël, alors on accuse, l'un de ne rien faire avant d'avoir pris sa douche ou d'avoir eu sa pause café, l'autre de mal s'y prendre avec son petit scooter. Bref, on se comprend !

Et alors on tente de se repartager le travail. A Marianne de relancer les avocats du Salvador. A Jean-Thomas de relancer des OAA, notamment celles qu'on avait contactées en août avec un agrément restreint à 1 an et qui nous avaient refusés.

Mali et Colombie tous les deux sur les starting block


A un jour de décalage, nos dossiers pour le Mali et celui pour la Colombie ont été envoyés le 8 et 9 janvier 2009 , l'un au Ministère de la Promotion de la Femme, de l'Enfant et de la Famille du Mali, l'autre à l'Instituto Colombiano de Bienestar Familiar.



Aucun des deux n'est assuré d'être retenu par le pays. Que le meilleur gagne !!