Vie au ralentie, pas bouger, tout doux, pas touche, tranquille...
Mardi matin, 2 juin, prise de sang. j'ai perdu l'ordonnancede l'hôpital, j'appelle, répondeur de la sage-femme, message pour qu'elle faxe au labo une nouvelle ordonnance, je repars sur mon scooter, ...
De toutes les façons, c'est négatif. Tristesse profonde. Deuil. Nouvelle blessure intérieure. Que dire ? Rage éteinte, abattement dépressif.
Bon le lendemain je pars avec 50 élèves à Bruxelles, même pas le temps d'être triste, d'envoyer paitre le monde. J'arrête mes ovules d'utrogestan, je saigne dès le jeudi, fatigue immense au milieu d'un voyage scolaire... Ma soeur est à l'hôpital, opérée d'urgence pour une GEU. Ablation de la trompe. C'est la joie. Appel de la sage-femme dans le métro de Bruxelles avec les élèves : "alors c'est quel jour vos règles ? Est-ce que vous pouvez venir le 23 juin au matin ? Parce qu'il faudrait que vous continuez les patch Vivelldot 300..." "Oui, d'accord, attendez deux minutes, Géraldin, recule, Sonia reste là, on monte tous dans le train, on descend à la station Schumann... Oui allo, vous disiez ?"
Qu'est-ce que je fous à Bruxelles ?
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